Kalos Kagathos
2015
coll.
ChezKit
Fr- Curatrices Anaïs Lepage et Elsa Delage
Quel pourrait-être le lien le plus direct entre les causes astrales à l’origine de l’extinction des dinosaures, Le chant d’amour de Giorgio de Chirico et une stèle funéraire Yéménite du 1er siècle avant Jésus-Christ ?
Un retour à la terre, un retour à la matière, aux formes qui émergent de façon subliminale ou
réelle de leur enfouissement.
Kalos Kagathos rassemble des gestes et des usages qui convoquent des matériaux naturels, minéraux ou industriels. Humbles ou précieux, ils peuvent être employés pour leurs seules qualités; ou se référer à des éléments de soutien, de renforts, des parties purement
structurelles liées au vocabulaire de la construction.
Sculptures, peintures, photographies et éditions résultent ici de gestes répétitifs, sériels, presque obsessionnels, d’un labeur physique où le corps, outil premier devient à la fois l’échelle de mesure et la mesure de toute chose.
Emprunté librement au domaine de l'éthique, Kalos Kagathos renvoie à cette maxime de vie esthétique et morale désignant « le beau et le bien ». Quête d’équilibre entre le physique et l’intellect, le spirituel et l’esthétique, mais aussi éloge du sport, de l’exercice, où le beau se mêle au juste et à la bonté.
Un idéal somme toute très apollinien dans ses sous-entendus qui, dans l’exposition, dissimule un rapport de forces. Une violence contenue entre la forme et l’informe, l’expansion et son maintien, où la réduction mathématique du monde se confronte à la puissance des matériaux. Une discipline permettant de contraindre la matière pour maîtriser l’espace, unifier les plans, organiser des perspectives, piéger le regard dans une illusion d’harmonie naturelle. Il y a une certaine hésitation entre le jeté là l’air de rien et l’agencé savamment avec rigueur.
Davantage du côté du dur, que du mou, les œuvres n’en cultivent pas moins l’ambiguïté entre la matrice et l’objet, le décor et la sculpture, l’empreinte et le talisman. On frôle le mysticisme des formes, ouvertes, suffisamment évocatrices pour convoquer aussi bien les réminiscences modernistes du Bauhaus de Weimar, les références lointaines aux cultures anciennes de la Mésopotamie, que les tentatives de transcrire les proportions du cosmos dans la peinture de la Renaissance italienne. Une circulation des formes qui semble confiner au complot.
Fascinés par la transformation de la matière, les artistes sont tour à tour ouvriers et
archéologues, bâtisseurs et forgerons, alchimistes et arrangeurs d’espaces.
® Antonin AM 2015
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Kalos Kagathos
2015
coll.
ChezKit
® Antonin AM 2015
Fr- Curatrices Anaïs Lepage et Elsa Delage
Quel pourrait-être le lien le plus direct entre les causes astrales à l’origine de l’extinction des dinosaures, Le chant d’amour de Giorgio de Chirico et une stèle funéraire Yéménite du 1er siècle avant Jésus-Christ ?
Un retour à la terre, un retour à la matière, aux formes qui émergent de façon subliminale ou
réelle de leur enfouissement.
Kalos Kagathos rassemble des gestes et des usages qui convoquent des matériaux naturels, minéraux ou industriels. Humbles ou précieux, ils peuvent être employés pour leurs seules qualités; ou se référer à des éléments de soutien, de renforts, des parties purement
structurelles liées au vocabulaire de la construction.
Sculptures, peintures, photographies et éditions résultent ici de gestes répétitifs, sériels, presque obsessionnels, d’un labeur physique où le corps, outil premier devient à la fois l’échelle de mesure et la mesure de toute chose.
Emprunté librement au domaine de l'éthique, Kalos Kagathos renvoie à cette maxime de vie esthétique et morale désignant « le beau et le bien ». Quête d’équilibre entre le physique et l’intellect, le spirituel et l’esthétique, mais aussi éloge du sport, de l’exercice, où le beau se mêle au juste et à la bonté.
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